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La
rive nord du lac d'Annecy fut
occupée au moins
dès 3 100 av. J.-C.
Annecy, qui s'appelait Boutae,
fut une bourgade industrieuse
à l'époque romaine
(50 avant J-C).Boutae est le nom
romain d'Annecy, découvert
dans une inscription à
Meythet (C.I.L., XII,
n°2532).
À
la chute de l'empire romain les
grandes invasions
amenèrent une telle
insécurité que la
ville dépérit
complètement. La
légende veut que les
survivants se
réfugièrent sur le
coteau d'Annecy-le-Vieux, ce qui
n'a jamais été
attesté par
l'archéologie.
Située
à égale distance
entre Genève et
Chambéry, son histoire du
Xe au XIXe siècle fut
fortement marquée par
l'histoire de ces deux villes.
Dépendante du comté
de Genève, elle en devint
la capitale lorsque ses comtes
furent chassés de leur
ville au XIIIe siècle
à la suite de graves
conflits avec les
évêques.
À
partir du
XIIe siècle, les
rives du Thiou furent le lieu
d'intenses activités
artisanales, commerciales puis
industrielles.
Après
l'extinction de la famille de
Genève en 1394 dont le
dernier représentant fut
l'antipape Clément VII, le
comté fut
intégré dans les
possessions de la Maison de
Savoie en 1401.
En
1444, il fut érigé
en apanage des princes de Savoie.
Annecy devint alors capitale
d'une contrée couvrant
leurs possessions du Genevois, du
Faucigny et du
Beaufortain.
Au
XVIe siècle avec le
triomphe du calvinisme à
Genève, Annecy accueillait
en 1535
l'évêché et
les ordres religieux catholiques
en fuite et devient la capitale
de la Contre-Réforme
menée par Saint
François de
Sales.
Dès
la fin du
XVIIe siècle, la
ville connut une reconversion
majeure en devenant un centre
industriel important et innovant,
lié à la force
hydraulique du Thiou et à
des personnalités
entreprenantes.
Pendant
la Révolution
française et
l'époque
napoléonienne, la ville
fut rattachée au nouveau
département du Mont-Blanc
dont le chef-lieu est
Chambéry puis, à la
Restauration, revint dans les
possessions de la Maison de
Savoie.
En
1860, suite au rattachement de la
Savoie à la France, elle
devint le chef-lieu du nouveau
département de la
Haute-Savoie.
Sa
vocation industrielle s'affirma
au XXe siècle sans
nuire à son essor
touristique favorisé par
la découverte et le
développement des sites et
des plaisirs lacustres et
alpestres.
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